Départ de Mayenne

Pour descendre en direction du club de canoë-kayak de Laval, nous avons utilisé un sit on top 4 personnes (2 places adultes et 2 enfants). Le but est de naviguer dans une embarcation stable qui autorise des débarquements et des embarquements faciles, quelles que soient les situations rencontrées. En effet, entre le club de canoë-kayak de Mayenne et celui de Laval, 19 écluses se succèdent sur 34,2 kilomètres et il n’existe aucun aménagement pour les canoës ou les kayaks : pas de passe à canoë-kayak sur les barrages, pas de ponton adapté à ces embarcations. Ceux qui existent sont destinés aux bateaux motorisés d’une certaine hauteur. Écluser n’est pas envisageable : cette manœuvre prendrait trop de temps, d’autant plus que le couvre-feu est toujours d’actualité.

Nous arrivons au club vers 8h10. Le matériel est déjà prêt puisque nous l’avons préparé la veille. Nous vérifions une dernière fois le matériel et nous mettons notre kayak à l’eau. Clervie part en direction de Laval sous le regard de ses petits frères et de sa petite sœur, de son papy et de sa mamie. Il est 8h23 lorsque nous donnons nos premiers coups pagaie en direction du barrage de Mayenne. C’est aussi à cet instant que nous savons déjà que la descente ne sera pas de tout repos, car nous avons le vent de face. Nos accompagnateurrices nous rejoignent sur l’écluse de Mayenne, l’occasion pour Clervie de profiter d’ultimes encouragements pour sa première descente longue distance et de tester la phase de débarquement et d’embarquement. C’est également le moment de vérifier notre système d’accroche qui nous permet de sortir le kayak de l’eau et de le tirer le long des écluses. La phase d’embarquement est un peu plus délicate puisqu’il faut retenir le kayak en le faisant glisser le long de l’escalier en aval de l’écluse.

La première écluse est passée avec succès et nous nous dirigeons vers le barrage de Saint-Baudelle. Nous réitérons l’opération de débarquement et d’embarquement. Tout se passe très bien, Clervie prend vite confiance en elle sur cette opération. Il reste donc 17 écluses à passer ! Clervie remarque alors les voies d’escalade de Moulay, puis l’embouchure de l’Aron sous un autre angle. Le prochain barrage est celui de Grenoux. Nous apercevons un héron et nous aurons la chance de passer juste à côté de lui avant qu’il ne s’envole. Nous enchaînons avec les barrages de la Roche, de Boussard puis de Corçu. Nous trouvons un galet caché au pied d’un panneau d’information au bord de l’écluse. Nous le ramassons afin de le cacher plus en aval. C’est reparti vers le barrage de Bas Hambers puis celui des Communes. Nous choisissons de ne pas prendre le canal de l’écluse, mais de passer par la portion non navigable pour les embarcations motorisées. Clervie ne connaissait pas cet endroit très joli lorsqu’il n’y a pas d’eau et très sympathique lorsque le niveau d’eau est plus conséquent ! Une petite pause avec vue sur le château et nous repartons.

Ensuite, nous débarquons aux barrages du Port, de la Nourrière, de la Richardière, de la Verrerie… Le vent de face ralentit notre progression, mais nous remarquons enfin celui de la Fourmondière supérieure. Ce barrage annonce celui de la Fourmondière inférieure quelque 300 mètres plus loin. Nous mettons en place notre petit chariot de portage pour faire rouler l’embarcation sur plusieurs centaines de mètres. C’est aussi le lieu de la Guinguette et l’endroit où nous décidons de nous arrêter pour la pause déjeuner. Il est 12h30, cela fait environ quatre heures que nous sommes partis et nous avons parcouru 20 kilomètres. Nous nous posons au pied d’un saule pleureur pour savourer nos sandwiches. Clervie commence à ressentir le froid, signe qu’il faut repartir. Nous repartons donc à 13h, pile dans le temps prévu.

Nous ne traînons pas, car le vent ralentit vraiment notre progression. Vient le barrage du Moulin Oger, puis celui de l’Ame et de la Maignannerie. Le pont de Saint-Jean-sur-Mayenne est en vue, l’occasion de nous situer par rapport à notre destination. Nous naviguons vers le barrage de Boisseau. Arrivé sur les lieux, Clervie regarde la prochaine écluse. Il s’agit de Belle-Poule, la dernière avant le club de Laval ! Avant d’y arriver, nous passons sous les ponts de la ligne LGV et de l’autoroute. Enfin, nous rejoignons l’écluse de Belle-Poule. Nous cachons le galet que nous avons trouvé à Corçu, nous nous posons un peu. L’occasion aussi de contacter notre chauffeur qui se trouve sur Mayenne, il est 15h08 et il reste environ 3,3 kilomètres. Dernier embarquement avant notre destination. Nous croisons plusieurs avirons sur cette portion. Tandis que nous passons le pont de Pritz, nous assistons au dessalage de l’une de ces embarcations. Le club d’aviron de Laval pratique t-il aussi le jeu du gâteau ? Nous passons devant le club de canoë-kayak de Laval et nous décidons de continuer vers le barrage de Bootz. Au panneau d’avertissement, Clervie demande à remonter vers le club. Nous arrêtons de pagayer et le bateau remonte tout seul malgré le courant. Clervie prend conscience de la puissance du vent et de la lutte qu’elle réalise depuis Mayenne avec ce vent de face. Nous sommes devant le club, Clervie lève sa pagaie. Elle se rend compte du chemin parcouru depuis le matin… elle est heureuse !

Nous débarquons, nous remettons en place le chariot et nous emmenons notre embarcation près d’un local pour ne pas déranger les autres pratiquantes. Nous nous reposons un peu en attendant notre chauffeur. Quand ce dernier arrive, nous chargeons tout le matériel. Nous rencontrons également deux membres du club de Laval et nous échangeons sur notre descente et sur l’actualité de nos deux clubs. Il est temps de partir, car nous devons rentrer sur Mayenne et ranger le matériel.

Lors de cette sortie, Clervie n’a pas seulement navigué. Elle aura surtout expérimenté la liste des verbes suivants : Embarquer, pagayer, débarquer, monter, tirer, pousser, soulever, tenir, retenir, descendre, courir, marcher, grimper, sauter, essayer, douter, recommencer, lutter, résister, rire !

1 rivière

19 barrages infranchissables

3 trains

34,6 kilomètres

7h et 30 minutes de sortie

Merci au club pour la mise à disposition de l’espace d’expression.

Marc.

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