Arbre en travers

Lorsque la décision est prise de descendre la Varenne à partir de Torchamp, nous choisissons un sit-on-top pour 3 personnes. Même si nous ne sommes que 2 dans l’embarcation, un peu plus de longueur nous aidera à franchir les barrages et nous apportera de la vitesse lors de la navigation sur les zones de plat. Nous chargeons le bateau sur la remorque, les affaires dans le camion, puis direction Torchamp dans l’Orne. Nous arrivons vers 10h10. Le temps de décharger et de préparer le matériel, de prendre une ou deux photos, nous partons à 10h40.

Les premiers coups de pagaie permettent à Merlin de se sentir à l’aise dans le bateau, sur une rivière qu’il ne connaît pas du tout. Une oie nous fait comprendre que nous pénétrons dans son territoire. Nous naviguons alors vers le premier barrage, le barrage des Planches. Une petite bouée rouge indique le passage de la glissière. Merlin hésite un instant, puis se met à pagayer pour prendre de l’élan. L’effort combiné nous offre une belle vitesse et nous permet de passer sans la moindre difficulté. C’est bon pour la confiance du jeune kayakiste. Quelques dizaines de mètres en aval, plusieurs arbres en travers bloquent complètement notre progression. Nous débarquons et passons le kayak par les arbres. Un peu d’accrobranche en kayak, ce n’est pas banal !

Allez, c’est reparti vers le barrage de Fourmusson et ses jonquilles, puis celui de Crinais et de ses rochers. Cet endroit comporte un petit train de vagues assez sympathiques qui viennent claquer sur notre embarcation. Un vrai régal pour Merlin ! La passe à canoë du barrage de la Gonheraie est une formalité. Mais le barrage le plus attendu par Merlin est sûrement le barrage du Moulin de Soucé. Il est bien au fait de l’histoire d’une descente qui s’est arrêtée à ce barrage un jour de janvier 1998… Un arbre entrave totalement la partie qui autorise la descente sans encombre. Plan B, passer par le côté. Jamais tenté, semble possible mais cette option impressionne Merlin. Quelques explications le rassurent. Nous nous faisons un peu chahuter, Merlin manque de chuter, perd sa pagaie et se rattrape : il ne réalise pas encore qu’il s’est super bien débrouillé dans ce passage en fait assez compliqué pour un débutant.

Avant la petite pause déjeuner, nous pratiquons une action assez commune sur cette rivière à cette période de l’année : cueillir quelques jonquilles. Pour pique-niquer, nous remontons l’embarcation à terre. Notre jeune kayakiste découvre les aléas de se sustenter au bord de l’eau : les rayons du soleil ne pointent pas forcément sur l’endroit choisi, la température de l’air est fraîche et humide, un peu comme nos vêtements. Et nous ne pagayons plus, donc nous ne nous réchauffons plus. Nous repartons après une pause d’une demie-heure environ.

Le seuil du barrage d’Ambloux est assez haut, le but n’est pas d’effrayer Merlin. Nous décidons de débarquer, mais sur une partie du barrage pour embarquer au pied. Un très joli train de vagues fait suite, pour le plus grand plaisir de notre petit navigateur ! D’ailleurs, il sait maintenant repérer les passages sans rochers, anticipe le passage des veines d’eau, et passe très bien le barrage de la Broutière ! Nous atteignons enfin le barrage de Champs avec son moulin du 15ème siècle. Le débarquement est imposé par le propriétaire du barrage. Le long de cette portion, nous avons croisé un écureuil passant sur un arbre en travers de la rivière, des dizaines de canards, des moutons, des chevaux et de nombreuses vaches.

Le dernier barrage de la Varenne est en vue : il s’agit de celui d’Ambrières-les-Vallées. Tout se passe bien. Juste après le saut du barrage, nous rencontrons nos amis kayakistes et canoéistes du club d’Ambrières-les-Vallées. Nous échangeons sur notre descente puis nous reprenons notre route. Merlin demande à continuer la descente jusqu’au club de Mayenne. Direction le club de Mayenne. Passage par le confluent, nous voici à présent sur la Mayenne. Nous passons à côté de l’embouchure de la Colmont pour continuer vers le lac de Haute-Mayenne. La quasi absence de vent est une bonne nouvelle pour la traversée du lac. Le barrage de Saint-Fraimbault-de-Prières ne peut pas être passé, il est ainsi considéré comme infranchissable (sauf en cas de très forte crue). Le portage se réalise sur plusieurs dizaines de mètres. Les derniers kilomètres sont toujours les plus longs. Seul le barrage de Brives vient casser la monotonie des zones de plat. À ce stade, c’est Merlin qui enclenche l’action de descente ! Même si le bateau enfourne et prend beaucoup d’eau, le saut est une réussite totale ! L’autovidange fait son travail et Merlin arbore un grand sourire. Il réalise tout ce qu’il a entrepris durant cette formidable journée. Pour son plus grand plaisir, sa petite sœur et son petit frère l’attendent en compagnie de sa maman, de son papi, de Gérard et de Jean-Pierre.

2 rivières
12 barrages dont 1 infranchissable
35 kilomètres
7 heures et 20 minutes de sortie

Merci au club pour la mise à disposition de l’espace d’expression.

Marc.

1 réponse
  1. gerard
    gerard dit :

    super reportage
    trop réaliste j’ai manqué de dessaler au passage du barrage de brives a la lecture du reportage

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